L’ouverture de la chasse

« Le pire diable chasse le moindre. »
Marguerite de Navarre

Dimanche 24 septembre 2017

Direction la plage,
en cette belle journée ensoleillé,
du début de l’automne,
j’observe la nature à travers la vitre passager.

Mon regard se porte sur la route,
oh non un animal qui a eu la mauvaise idée de traverser,
triste je choisi de regarder les champs,
un beau lièvre y court.

Je retrouve mon sourire,
la nature est belle.

Mon regard se porte un peu plus loin,
des gilets oranges et jaunes,
mon esprit met 1 seconde à comprendre,
des chasseurs.

Et je cris dans l’habitacle,
Plus vite lapin cours.

Le monde n’est pas cruel,
c’est l’être humain qui est odieux,
saccager la planète,
celle qui lui a donné la vie.

Je ne comprend pas se besoin de tuer,
et à celui qui me dit qu’il faut réguler,
ce ne serait pas le cas,
si on ne détruisait pas l’habitat naturel.

L’arrivé à la plage,
m’a permis de retrouver mon calme.

Méditer,
assise dans le sable,
les yeux rivés sur l’eau,
les oreilles bercées par le bruit des vagues.

Le partage continue,
chaque être humain est bienveillant,
il faut juste montrer le chemin,
à celui qui se serait égaré.

Bonne journée,
Malvina

Birthday Girl

Aujourd’hui, je fête mes 28 ans et je me sens bien.
Cet âge me plais, je vis très bien le temps qui passe …
C’est pour moi le signe de la sagesse et de l’expérience !
Mais je suis foncièrement POSITIVE, ça aide peut être un peu ^^.

Depuis mes 25 ans – j’ai un petit rituel – lire de la poésie.
Du coup, je vous partage mon coup de cœur du jour :

TSIGANE

Dans la course effarée et sans but de ma vie
Dédaigneux des chemins déjà frayés, trop longs,
J’ai franchi d’âpres monts, d’insidieux vallons.
Ma trace avant longtemps n’y sera pas suivie.

Sur le haut des sommets que nul prudent n’envie,
Les fins clochers, les lacs, frais miroirs, les champs blonds
Me parlent des pays trop tôt quittés. Allons,
Vite ! vite ! en avant. L’inconnu m’y convie.

Devant moi, le brouillard recouvre les bois noirs.
La musique entendue en de limpides soirs
Résonne dans ma tête au rythme de l’allure.

Le matin, je m’éveille aux grelots du départ,
En route ! Un vent nouveau baigne ma chevelure,
Et je vais, fier de n’être attendu nulle part.

Charles Cros – Le coffret de santal

Bonne journée,
Malvina

Poésie : Manifesto l’Esprit Princesse

Aujourd’hui j’ai 25 ans et j’avais envie de partager un texte coup de cœur :

Elle vient d’avoir 25 ans.

Je suis amoureux d’elle. Je sais. J’ai passé l’âge.
Ce matin, elle porte un caleçon d’homme comme si c’était une évidence,

comme si, depuis sa naissance, elle avait toujours porté des caleçons d’hommes.

Elle mériterait un Oscar pour sa façon de respirer.
Un jour, je l’ai vue dans un endroit improbable ôter son pull-over,
lequel s’est coincé dans ses cheveux, afin de me faire découvrir son soutien-gorge dernier cri.
Je crois que c’est ce jour-là où j’ai réellement craqué pour elle.

Mes parents me disent qu’il y a trop d’audace chez cette princesse moderne,
que c’est forcément casse-gueule une fille comme ça,
que je ferais bien, à mon âge, de calmer le jeu.
Bon sang. Comment leur expliquer que lorsqu’elle porte un grand marcel en coton,
elle ressemble à une suite ininterrompue de gestes réussis ?
Ce soir, je vais aller la rejoindre. Oui, je sors à présent.
C’est à cause des planètes et de ses sous-vêtements.
Je m’ouvre au monde.

– Il y a trop d’audace chez
cette princesse moderne –

Bonjour le monde, je m’appelle Nicolas Rey.
Bonjour Nicolas Rey.
Ce soir, donc, elle va porter un body avec une veste de smoking et des talons hauts.
Je vais voir ses jambes et avoir dans la tête cette phrase de François Truffaut :
« Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens,
lui donnant son équilibre en toute harmonie ».

La nuit, lorsqu’on discute autour d’une tasse de café en fumant des cigarettes,
elle évoque son enfance, son goût pour la terre et les fleurs et,
dans un silence, le deuil de ses parents.
Il faut continuer pour eux, murmure-t-elle.
On ne peut pas continuer. On va continuer.

Enfin, à l’aube, vêtue d’un jean et d’une nuisette, elle me propose crânement :
« Viens, allons nous baigner ».
Nous sortons. Elle se dirige vers une fontaine près de chez moi.
Elle a de l’eau glacée jusqu’aux cuisses.
Au dessus de cette femme, un ange arrose ses cheveux sauvages.
Je plisse les yeux. Je souris. Je la regarde faire en pensant combien il est difficile de ne pas tomber amoureux des gens quand ils font des choses pareilles.

Elle ressemble à quelque chose de rare à ce moment là.
Elle ressemble à la liberté.

– NICOLAS REY –

Une très jolie lettre d’amour …
 » undress like a princesse « 
Malvina